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Dejeuner de travail FGSP-SA / Responsables des departements exploitation et risques des Banques et etablissements Financiers

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Rencontre Banques-FGSP SA : Offrir de réelles alternatives pour résorber le déficit de confiance

Le financement des entreprises du secteur privé malien se heurte à de multiples contraintes, dont celles de garanties suffisantes exigées par les établissements financiers, ajoutées au défaut de fonds propres des PME/PMI. D’où la nécessité pour le Fonds de Garantie pour le Secteur Privé -FGSP-SA- d’intervenir auprès de ses partenaires, en proposant des mécanismes appropriés pour minimiser les risques pour les banques, et offrir de réelles alternatives pour résorber le déficit de confiance. Une autre façon de réduire considérablement la frilosité ambiante du financement.

Lead1: La rencontre d’hier avait un double objectif: mieux expliquer les mécanismes et procédures de ganrantie comme objectif d’échanger avec les responsables du crédits des différentes banques de la place afin de comprendre pourquoi il y a toujours comme une sorte de frilosité à accorder des prêts aux les banques sembler montrent frileuses ‘’Echanger avec des partenaires de tous les jours’’, ‘’établir ou renforcer des liens avec des responsables en prise directe avec la pratique par rapport aux activités respectives’’, et en un mot, ‘’parvenir à partager l’esprit FGSP dans le financement des PME/PMI au Mali’’, voilà quelques objectifs au menu du déjeuner de travail que le Fonds de Garantie du Secteur Privé, FGSP-SA, avait organisé ce mercredi 31 Août 2016 à l’Hôtel Radison Blue et auquel avaient été invités les responsables des départements Exploitation et Risques des banques et établissements financiers partenaires du Fonds.

Minimiser les risques
Le déjeuner de travail a permis aux responsables de procéder à une brève présentation de la structure, tout en insistant plus particulièrement sur les activités que le Fonds mène à travers ses engagements tant auprès des entreprises privées que des banques partenaires. Le FGSP-SA fait le constat d’une sous-capitalisation des entreprises du secteur privé malien, notamment les PME/PMI. Et d’après le Fonds, il est établi que «l’une des principales contraintes au développement d’un secteur privé compétitif reste la non-satisfaction des besoins de financement par le système bancaire du fait de (divers) facteurs, dont l’insuffisance de garanties exigées par les banques». De telles rencontres, que le Fonds entend désormais organiser deux fois par an, permettent de démontrer aux banques les avantages des opérations du FGSP-SA, tendant à minimiser les risques liés aux garanties souvent peu sûres auxquelles les établissements financiers sont constamment confrontés. En effet, assurent les responsables du FGSP-SA, les opportunités pour les banques sont multiples qui ressortent de l’amélioration du climat de confiance, la réduction du recours aux hypothèques ou autres TF ou instruments de garanties dont la validité juridique prête aujourd’hui à caution.

Le choix des responsables d’exploitation et de gestionnaires de risques au sein des établissements financiers partenaires n’était pas inopportun, souligne Cheickh Sidi M. SECK, le Directeur Général du FGSP-SA qui estime que « le contact avec les responsables directement en charge des risques permet une coopération plus efficiente autour de la notion de garantie ». Par ailleurs, l’initiative offre au Fonds non seulement l’occasion d’évaluer les attentes des banques déjà partenaires, d’apprécier leurs appréhensions, d’y apporter éventuellement des correctifs, mais aussi d’offrir des garanties aux banques, toujours réticentes de s’engager dans un processus qui offre plus de sûreté à leurs interventions. Des partenaires rassurés

Plusieurs interventions ont ponctué le déjeuner de travail, à la fois entre autres du Fonds Hypothécaire du Mali, de la BMS-SA, de la BICIM, de la BIM ou d’établissement financiers encore jeunes sur la place comme ORABANK, ont ponctué les échanges, à la fois pour obtenir des éclaircissements sur les prélèvements statutaires, les réalisations des garanties en cas de défaillances, les délais de traitement des dossiers ou les nouvelles opportunités offertes par le FGSP-SA, etc. Autant de préoccupations qui trouveront éclaircissements, comme l’intervention du Fonds non dans l’activité commerciale en elle-même, mais en amont dans l’acquisition des outils destinés à cette activité, comme dans le domaine des transports ou des hydrocarbures par exemple, à travers l’appui à l’achat d’autocars ou de camions citernes.

Ainsi, pour M. Almoustapha TOURE, Directeur Adjoint de l’exploitation à la BMS-SA, banque à la fois actionnaire et partenaire de financement, les avantages du partenariat avec le FGSP-SA sont multiples qui viennent résorber la fragilité d’un secteur privé aux prises avec le déficit de garantie et dont le financement reste pourtant une mission prioritaire de l’établissement. Pour la BMS-SA, le Fonds propose en effet des solutions alternatives, notamment pour éviter les difficultés liées à la réalisation des garanties. Toute conclusion à laquelle aboutit Mme N’DIAYE Ramata BÂ, responsable crédit de la BICIM-sa. Cette banque est certes actionnaire, mais non partenaire de financement du Fonds. D’où son intérêt pour cette rencontre qui lève les appréhensions à son adhésion au processus de financement proposé par le FGSP.

Passer de 6 à 30 milliards d’investissement en fin 2016
De fait, le FGSP-SA propose des solutions innovantes qui rassurent les partenaires des établissements de financement comme «la mise en place d’un système de garantie financière susceptible d’inciter les banques à financer les (…) PME/PMI ». Et au chapitre des perspectives, le FGSP-SA envisage en l’occurrence d’étendre ses activités au capital risque et à la prise de participation, à moyen terme, dans le capital des entreprises au moyen de la création de sociétés d’investissement avec d’autres partenaires. L’objectif est surtout de palier aux insuffisances de fonds propres qui constituent souvent des obstacles pour l’accès au financement. Si cette dernière perspective reste soumise à l’agrément de la Commission Bancaire de l’UEMOA, à travers la BCEAO, l’engagement vers le capital-risque, le conseil et l’assistance aux PME/PMI, qui sont déjà des acquis, viennent compléter le dispositif opérationnel du FGSP-SA, toujours dans le sens de faciliter l’accès aux crédits des entreprises privées nationales.

Pour davantage rassurer les partenaires, le FGSP-SA propose également le suivi externe des projets financés, en suppléant les banques et établissements financiers qui ne disposent pas toujours des marges opérationnelles pour ce faire. Toute chose qui participe du renforcement des interventions du Fonds auprès des entreprises bénéficiaires. Si aujourd’hui les interventions du Fonds atteignent une enveloppe d’environs 6 milliards Fcfa, les objectifs permettent de tabler sur des perspectives d’environs 30 milliards Fcfa avant l’horizon 2017. Pour relever ce défi de performance et de dynamique, le Fonds s’appui sur un bilan flatteur de 20,9 milliards en fin juin 2016. Déjà, à ce terme, le FGSP-SA a offert des garanties pour 964 projets répartis entre les secteurs d’activités aussi divers comme l’agriculture (62%), les transports (14%), l’industrie (12%), les BTP (4%), les hydrocarbures (3%), l’élevage (2%) et l’éducation (3%).

Ces différentes interventions sont réalisées auprès de partenaires classiques comme la BNDA pour 38%, 40% avec la BMS-SA, la BCS à hauteur de 7%, la BAML pour 6%, la BIM et la BOA pour respectivement 5 et 4%. Quant au système financier décentralisé, les institutions de micro finances, elles restent pour l’heure observatrices, mais au terme de la rencontre de ce mercredi, à laquelle certaines ont pris part, il y a fort à parier qu’elles rejoignent le contingent, et proposent à leur tour à leur clientèle qui sollicitent des prêts, de faire appel à la garantie du FGSP-SA.